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Musées

La Forge-Musée

Une ambiance hors du temps où se mêlent bruits et odeurs.

Un nom, "Louis Cordie", accompagné d'une date, "1701", le tout gravé rudimentairement sur un écusson de pierre, sont une preuve, avec la tradition locale et les renseignements qu'il a été possible de recueillir, que la Forge-musee d'Ittre remonte au début du XVlIleme siècle. C'est une forge à deux foyers centraux surmontés d'une hotte et alimentés à volonté, tous deux ou séparement, par un soufflet actionné à la main et supporté par un lourd chevalet. L'ambiance habituellement obscure est à peine eclairée par deux fenêtres à petits carreaux. Le plafond repose entièrement sur une grosse poutre grossièrement équarrie. L'orientation typique nord-sud du foyer, avec l'enclume à gauche, rappelle une très ancienne coutume par laquelle, en orientant le tout de cette façon, il était possible d'obtenir du fer aimanté (magnétisme des pôles). La forme des bâtiments est celle d'un trapèze rectangle dont le plus petit des côtés parallèles est percé d'une triple porte formant l'entrée de la forge et du "travail". Cette entrée typique bien conservée est garnie extérieurement de l'ensemble des pierres nécessaires à la ferrure des sabots de derrière des chevaux. Le "travail", dont elles forment l'entrée, est magnifique de par sa forme et par les pièces de bois grossièrement taillées qui le constituent ; de plus, des entailles profondes provoquées par les outils, surtout aux endroits ou le pied du cheval était traité témoignent d'un très long usage. Aucune partie ne manque. Les pièces latérales sont mobiles, permettant ainsi aux chevaux récalcitrants d'être introduits par les flancs; il possède toujours son "cabestan" destiné à soulever les chevaux difficiles. Outre les foyers et leur bac à eau, le soufflet aux dimensions impressionantes et peu habituelles, est "à deux ames"; les deux enclumes trônent sur leur socle de vieux chêne solidement enchasse dans le sol uniformément constitué de terre battue. Au bac à eau et au mur est suspendue une très belle collection de pièces de foyer de toutes formes fabriquées au cours des années par les forgerons selon les nécessités. A un autre mur, accrochés à un chevalet, des fers-à-cheval de tous types, grands et petits, de labour, à glace simple et double, des fers pour pieds élargis ou pour resserrer la corne, pour pieds malades ou blessés, pour tendons dechirés ou encore destinés à rectifier la marche; des fers rapportés de pays étrangers s'y trouvent également exposés. Une collection d'estampes, de dessous d'estampes, de ferretiers, de tranches et tranchets à chaud et à froid, de degorgeoirs et de matrices, y a également sa place. Au pied de la plus grosse enclume repose le lourd marteau "à frapper devant", dit "demoiselle", ainsi que le marteau à main et des poinçons divers. Du "travail" on peut remarquer l'outillage à nettoyer la sole des sabots, à ferrer (marteaux, brochoire, râpes, repoussoirs, rogne-pied, boutoirs, "feuille de sauge"), sans oublier les clous spéciaux à ferrer (en argot, "cabosses"), torche-nez (dit tord-nez) servant à maîtriser le cheval par la lèvre supérieure; à une poutre, à proximité, sont suspendus des mors de différentes espèces. Pour le cintrage et la rectification des bandages des roues, trônent, en bonne place, deux machines, I'une à cintrer et l'autre à refouler, d'un poids total de 900 kg. Près de la cintreuse, étalés au mur, I'attention se porte sur des arcs de cercle, disques à manche servant au mesurage des roues, de grandes pinces (tire-sec) pour l'arrachage ou le déplacement des bandages et autour du foyer, des servantes de fer à chaînes et à pieds, vieux crics en bois, etc. Dans un autre domaine, coupe-queue et brûle-queue, cordes coulissantes pour l'entrave et courroies destinées à soulever les chevaux récalcitrants; bailleur servant ouvrir et à maintenir la bouche ouverte et outil destiné à couper les excroissances de la gorge. Par ailleurs encore, des clefs, mailloches, ferreries anciennes à cliquets et à lanières; une belle serie de boîtes de palonniers, hache à equarrir, etc. Selon la coutume ancienne, la forge est placée sous la protection de Saint Eloi, patron des forgerons, evêque de Noyon-Tournai, dont une ancienne statue, dans un angle et surélevée, attend le maître desormais absent. Pour ne rien oublier, la forge comprend encore, dans une petite niche située près du foyer, une pipe, bourse à tabac (vessie de porc), verre à alcool (en argot, "gendarme") et divers menus objets ayant appartenu au dernier forgeron (depart en 1957). A l'exterieur, sous la plaque commémorative, est scellée au mur une ancienne charrue à pied dite "araire" (fabriquée par un forgeron d'lttre et offerte à la forge-musee par un cultivateur d'lttre également). Le terre-plain précédant la Forge a été ceinturé de verdure à basses tiges afin de mieux en préserver l'enclos dans lequel un banc rustique a été placé auprès d'une roue de cha (plus ou moins 300 kg) scellée également dans le mur.
La Forge-musée d'Ittre possède son Livre d'or, joliment manuscrit et illustré de miniature et dessins (oeuvre de M. G. Dubois), vrai recueil de poèmes et de chants sur la forge et la vie du forgeron. Ce Livre d'or retrace, en partant de la plus haute antiquité, les mythologies grecque avec Hephaïstos et latine avec Vulcain, forgeron de I'Etna et ses Cyclopes; il donne l'étymologie du mot "Maréchal" au cours des siècles pour en arriver à "Maréchal de France" et Maréchaussée. II renseigne les noms des forgerons des 8 forges d'lttre, ceux, du moins, qu'il a été possible de retrouver, et contient, en outre, bon nombre de signatures et encouragements de personnalités et autres visiteurs.
S'inspirant de la forge "matrimoniale" de GRETNA GREEN, en Ecosse, on celébra, Ie 1er septembre 1963 à la Forge-musée d'Ittre,le premier mariage du bonheur. Après les cérémonies officielles, les époux furent accueillis à la forge, ou le tapis rouge avait été éténdu et l'enclume, surmontée d'un lutrin pour y poser le Livre d'or. Au cours d'une cérémonie sobre et émouvante rehaussée par de la musique de circonstance, les nouveaux mariés reçurent les meilleurs conseils en vue d'acquerir le bonheur conjugal. Une plaquette où figurait, sous forme de poème, une recette originale du bonheur fut offerte aux jeunes époux et un acte écrit au livre d'or fut signé par eux, leurs parents, témoins et amis. A la fin de la cérémonie, à la sortie de la forge, la jeune épouse, ouvrant un panier en osier, libèra quelques blanches colombes.   Depuis lors, de nombreux couples sont passés par la forge; on leur remet encore un authentique fer à cheval en gage de porte-bonheur.  Sur demande, ce Mariage du Bonheur devant l'enclume peut être célébré pour tous les jeunes ou moins jeunes couples qui le désirent, qu'ils soient d'lttre ou non.

Forge en activité

Précision

Pourquoi Forge-Musée et non Musée de la Forge?
Il s'agit non pas d'un musée dédié à l'art de la ferronnerie mais d'une forge active jusqu'en 1957. Elle a gardé intact le matériel utilisé par le dernier forgeron. Ainsi peut-on encore voir sa pipe et deux petits verres à goutte baptisés « gendarmes »

Forge-Musée
Le Forge-Musée est ouverte chaque dimanche du 15 avril à fin septembre, de 14h à 17h.
Une visite guidée y est assurée, ainsi que la projection d'un film sur le ferrage des chevaux.

Tarif : 1 euro


Vous pouvez aussi visiter la Forge sur rendez-vous. Forfait pour un groupe de 20 personnes : 10 euros 

Renseignements complémentaires : centre d'accueil du Syndicat d'Initiative d'Ittre
Téléphone/fax/répondeur : +32 (0)67 64.87.74

 


Le Musée du Folklore

M. Cayphas
rue Basse 14
1460 Ittre
Téléphone : +32 (0)67 64.68.32

La visite du musée est possible exclusivement sur demande le dimanche entre 14h et 18h du 1er avril au 31 octobre.

  Témoin d'un riche passé, le musée compte une multitude d'objets traditionnels (ustensiles de brasserie), objets de piété (ex-votos, images pieuses, calice, cierge), ainsi que des documents historiques très rares : cartes postales anciennes, archives, parchemins, dessins, documents relatifs au folklore local, pièces de fouilles provenant des ruines du château de Fauquez. En particulier, le dernier week-end de septembre, lors de la fête de la Saint-Rémy, le Trésor d'Ittre y est exposé.