Eglises

L'église n'est pas un musée, c'est une fontaine de village !
Jean XXIII

Eglise Saint-Laurent de Haut-Ittre

L'église d'Haut-Ittre dédiée à Saint Laurent est une véritable histoire de l'art

Du bâtiment de « guerre » à l'église d'aujourd'hui
Sa principale curiosité réside dans le fait qu'à l'origine, il ne s'agissait pas d'une église mais bien d'une tour sarrasine.
Il y a de nombreux siècles, nos campagnes brabançonnes, sillonnées par les brigands, saccagées par les conflits d'influence, étaient loin d'être calmes et tranquilles. A tout instant, des attaquants surgissaient et tuaient nombre des paysans travaillant dans leurs champs. Afin de prévenir les habitants, des tours de guet furent érigées dans nos campagnes ; au moindre signe d'invasion, les guetteurs avertissaient la population qui s'y réfugiait rapidement.
Le clocher de cette église est bel et bien une de ces tours de guet. Construite au 11ème siècle, il y fut accolé dans un premier temps, une nef centrale et un chœur. Par la suite, suivant l'extension du village, les nefs latérales furent ajoutées.
De style roman, gothique, flamboyant ou encore tardif, la construction de celle-ci s'étale sur plus de 5 siècles.

Le chapitre de Sainte-Waudru
Les premiers documents mentionnant la présence d'une église à Haut-Ittre remontent à 1550 et concernent une demande de réparation du chœur introduite par le chapitre de Sainte-Waudru dont dépendait la paroisse
Visite guidée
L'église est dédiée à Saint Laurent dont le martyr est illustré sur le tableau de Rowys datant de 1850 situé dans le chœur.
La nef centrale ainsi que le chœur sont sans nul doute de style roman; quant aux colonnes cylindriques en pierre bleue, elles s'apparentent au style gothique tardif. Le sol de l'église est parsemé de dalles funéraires dont celle du curé Levassaulx décédé en 1500.
Les confessionnaux sont réalisés en chêne et datent du 18ème siècle.
On ne peut quitter l'édifice sans remar-quer la belle statue en bois polychrome représentant saint-Laurent et son gril (transept sud), une autre statue, aussi ancienne, figurant quant à elle Notre-dame des sept douleurs (transept nord).
A remarquer les vitraux de belle facture (dans le chœur, un don de la famille Ballant, dans le transept sud, une réalisation de Fontana)

 

 

 
 

 


Eglise Saint-Rémy d'Ittre

La construction relativement récente (elle fut reconstruite de 1896 à 1898) l'église d'Ittre est dédiée à Saint Remy, évêque de Reims, qui baptisa Clovis, roi des Francs, à la fin du 5ème siècle.
L'édifice, a été bâti selon les plans de l'architecte Léonard en style néoromano-ogival, fut consacré par le cardinal Goossens, archevêque de Malines, en octobre 1899.

Une décoration picturale exceptionnelle
En entrant dans l'édifice, on est surpris par la décoration picturale qui rappelle les anciennes églises romanes de France. Ainsi, on peut y lire de nombreuses citations de l'Evangile relatives à la Vierge Marie, à la mort et à la résurrection du Christ ainsi qu'aux béatitudes.
Dans la partie supérieure de la nef centrale, des médaillons évoquent les 12 apôtres dont Judas, ce qui est étonnant et rarissime. Dans le fond de l'édifice, on peut voir un médaillon dédié à Saint François d'Assise et, enfin, au jubé, une peinture représentant Saint Grégoire-le-Grand, promoteur du chant grégorien.
Une voûte peut en cacher une autre
Les voûtes de la nef centrale et des bas-côtés sont constituées de plaques de terre cuite reposant sur des ossatures en fer (méthode Effel)
Un ciborium
Un ciborium est un baldaquin qui surplombe le maître-autel. Celui-ci est réalisé en bois polychrome, il donne une note prestigieuse à l'ensemble de l'édifice
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Une chapelle gothique
Le nouvel édifice intègre une belle chapelle gothique datant du 16ème s, vestige de l'église précédente. Cette chapelle abrite une Sedes Sapientae du 13ème siècle, invoquée sous le vocable de Notre-Dame d'Ittre pour se protéger des calculs rénaux et des hernies.
Les vitraux de la chapelle de Notre-Dame d'Ittre illustrent l'histoire de la célèbre statue. Le premier à gauche rappelle l'invocation à la Vierge Marie, la délivrance du chevalier Isaac et de son fils Arthur, prisonniers des musulmans durant les croisades. Le vitrail central représente l'histoire du pèlerinage à la Sainte, tout d'abord la procession durant l'épidémie de peste au 14ème siècle, l'intronisation de Notre-Dame d'Ittre en 1371 et les magistrats de Bruxelles portant le cierge aux armes de la ville lors d'une épidémie en ces lieux.

Des fresques d'Albert Vonk
Le chœur de l'église est orné de fresques dues au peintre Albert Vonk, qui représentent des scènes de la Bible. Elles ont été réalisées à l'occasion du cinquantenaire de l'église. Le vitrail dans le fond du chœur est divisé en six médaillons illustrant la vie de Saint Remy et de Clovis.

1650
Un bénitier en forme de coquille taillé dans la pierre bleue est ancré dans le petit portail gauche de l'église, une date y est gravée : 1650.

Le trésor
L'église contient un intéressant trésor comportant notamment la châsse de Sainte Lutgarde en argent repoussé, orfèvrerie liégeoise de 1624. Elle illustre des scènes de la vie de la fondatrice de l'abbaye d'Aywières qui fut détruite lors de la révolution française. Il comporte également un reliquaire de la Sainte Croix datant du 15ème siècle ainsi que la châsse (en bois peint) de Sainte Sybille de Cages et de beaux ornements sacerdotaux.
L'ensemble de ce trésor fut offert jadis par les dernières moniales d'Aywières en reconnaissance de l'accueil de la communauté Ittroise.
Sainte Lutgarde est née à Tongres en 1182 et fut mise très jeune en pension chez les bénédictines. Elle y deviendra religieuse dès l'âge de 18 ans. Peu après, elle choisit d'entrer à l'Abbaye Cistercienne d'Aywières. Elle y demeura jusqu'à sa mort en 1246, à l'âge respectable pour l'époque, de 64 ans


Croyant ou non, respectez-la! Merci
Georges Denef, Doyen

Notre-Dame d'Ittre

L'histoire de Notre-Dame d'Ittre c commence à Bois-Seigneur- Isaac en 1096. Isaac et son fils, seigneurs de ce village, participèrent à la première Croisade. Ils furent capturés par les Sarrasins lors du siège de Jérusalem. Durant leur détention, ils invoquèrent la Vierge pour lui demander leur libération, en échange de quoi, ils promirent de lui ériger une chapelle à l'emplacement même où son image figurait déjà : contre un tilleul non loin de leur château. Libérés de leurs chaînes, ils parviennent à rentrer au pays et s'acquittent de leur vœu.
En 1336, la peste s'abat sur la région.
Notre-Dame de Bois-Seigneur-Isaac est alors portée de village en village. Arrivée à Ittre, la Madone est déposée et l'épidémie s'arrête subitement ! Dans ces conditions, la Vierge ne pouvait plus quitter Ittre malgré les protestations des habitants de Bois-Seigneur-Isaac et les nombreux procès ecclésiastiques qui, curieusement, tranchèrent le litige en faveur de l'église d'Ittre.
Pour remercier Notre-Dame de tous ses bienfaits, les Seigneurs de l'épo-que, Etienne, Sire d'Ittre, et Englebert d'Enghien, Seigneur de Fauquez, lui érigent une chapelle en 1371. En 1590,celle-ci est remplacée par la chapelle actuelle.
Ces mêmes seigneurs instaurèrent également une procession en l'honneur de Notre-Dame. Depuis 1384, celle-ci se déroule à Ittre (c'est en effet le 8 août 1384 que Jean't Serclaes, évêque de Cambrai, autorise la tenue d'une procession).
La statue de Notre-Dame d'Ittre fut taillée dans le chêne vers 1265-1270.
Notre-Dame d'Ittre, était invoquée pour la guérison de la pierre, de la gravelle, de la faiblesse du corps et de la température élevée.
Le sanctuaire était également visité par les impotents et les paraly-tiques. Plusieurs fois, Notre-Dame d'Ittre reçut les hommages de personnages éminents. En 1669, les Magistrats de Bruxelles envoyèrent un cierge avec les armoiries de la ville.

 

 

Une petite énigme

Pour la petite histoire, un ouvrier habitant Ittre et ayant participé à la construction de l'église actuelle a inséré dans la façade de l'édifice une petite croix de chapelet. Pour quel motif ? Dieu seul le sait ! Mais bien malin celui qui la découvrira…


L'église Saint-Pierre à Virginal

Reconstruite en 1827 - 1828 selon les plans de l'architecte Moreau de Nivelles, l'église Saint-Pierre, sous son aspect extérieur assez austère, n'en est pas moins accueillante.
La chapelle précédente datait du 16ème siècle. Une partie du chœur de la nouvelle église repose sur les anciennes fondations romanes.
De style néo-classique, l'édifice renferme des trésors : tels un autel dédié à la Vierge réalisé en bois peint de style rococo, datant du 18ème siècle avec statue du 17ème s., un grand bénitier en marbre avec couvercle en laiton portant l'inscription « Dame Lowize de Blaton, Abbesse Dewier - 1623" utilisé comme fond baptismaux, la Chaire de Vérité (réalisée par Henri Peeters-Divoort), un Saint-Pierre repentant datant de 1853 remarquable par sa rareté et sa grande beauté d'expression, un chemin de croix peint par Paul Stroobant en 1926.
A la tribune, de belles orgues d'une rare qualité, réalisée par un orfèvre en la matière : Monsieur Van Peteghem de Gand, artiste reconnu pour son talent.
La touche d'originalité est apportée par la présence d'une collection exceptionnelle de vitraux en verre de Fauquez. Placés en 1928, particulièrement colorés, certains présentent différents personnages religieux.

Le trésor
Ostensoir soleil du 17ème s., encensoir et navettes, burettes et plateau d'offrande, argenterie anversoise du 18ème s.

La chapelle Notre-Dame de la Consolation

De style que nous pouvons qualifier de « baroque campagnard », elle fut un haut lieu de pèlerinage. Chaque année, le 25 mars, le jour de l'Annonciation, un public nombreux se déplaçait pour rendre hommage à Notre-Dame. La construction actuelle date de 1702, selon diverses sources, elle remplacerait un édifice bien plus ancien situé à cet endroit à l'avant du premier moulin que connut Virginal : un authentique moulin directionnel en bois